Le calvaire de Montsarrac est une croix-bannière en granit sculpté. On parle de « calvaire » puisqu’il représente une scène de la Crucifixion. Sur une face, on voit le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean, et sur l’autre, une Pietà. Sur un côté, on aperçoit saint Jean-Baptiste et, au-dessus, la tête du Christ. De l’autre côté apparaît sainte Madeleine.

Le calvaire daterait du 16 ou du 17e siècle. Selon certaines sources, il aurait été édifié par les Espagnols à la fin du 16e siècle. Selon d’autres sources, il serait originaire de l’ancien cimetière du bourg, situé près de l’église. La seule certitude est qu’il a été installé à cet emplacement dans la première moitié du 19e siècle, puisqu’il apparaît sur le cadastre napoléonien de 1844 mais pas sur celui de 1810. Il pourrait être lié à la construction de la chapelle de Kerarden en 1846.

C’est une des rares croix inventoriées à porter encore des traces de peinture, témoignage d’une pratique courante par le passé. Un courrier présent aux Archives départementales du Morbihan indique ainsi que le calvaire aurait été peint par un pêcheur en 1936.

Depuis le 16 février 1929, ce calvaire est inscrit au titre des monuments historiques de France. Encore aujourd’hui, il sert de point de départ à la procession du pardon de Notre-Dame de Bon-Voyage, chaque année en août.

Sources : Le Sinagot de Joseph Le Roc’h (1977)

 

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