COMMUNIQUÉ
Le Premier Ministre a indiqué en fin de matinée que les dispositions
concernant les rassemblements dans les lieux de cultes étaient
maintenues, à savoir, « 30 personnes maximum »
Avec la Conférence des Évêques de France, nous nous interrogeons « sur les
véritables critères utilisés par le gouvernement pour fixer les conditions de
ce confinement. Certes, les cultes ne sont pas des commerces, mais traiter
ainsi les religions, c’est considérer comme accessoire, la foi de millions de
croyants. C’est une grave erreur pour notre société toute entière. »
L’incohérence de cette mesure réside dans le fait que réunir 30 personnes
dans une chapelle, n’a pas les mêmes conséquences que réunir 30
personnes dans une cathédrale. A appliquer à la lettre cette consigne, nous
risquons de mettre en danger les communautés qui ne disposent que de
petits édifices religieux.
Suite à la déclaration du Premier Ministre qui autorise cependant la reprise
du culte public, Mgr Centène et l’équipe épiscopale ont décidé que
l’obligation dominicale peut être observée sur l’ensemble des jours de la
semaine tant que dure cette incohérence.
On pourra donc inviter les fidèles à se répartir par groupes de trente
maximum :
– soit 30 personnes par messe tout au long de la semaine
– soit 30 personnes à chacune des messes dominicales qui pourront être
célébrées.En cas d’affluence, et si les lieux le permettent, on pourra prévoir une
sonorisation de la messe à l’extérieur pour les personnes qui n’auront
pas pu entrer dans l’église.
Ensuite les fidèles qui souhaiteront communier pourront être accueillis
dans l’église en veillant à ne pas faire entrer trop de monde en même
temps à l’intérieur de l’édifice.
N.B. Si un système d’inscription se met en place, on veillera à détruire les
listes après chaque messe pour éviter que les catholiques pratiquants ne
soient fichés.
Non seulement, le règlement général sur la protection des données (RGPD)
nous y contraints, mais notre expérience séculaire nous le recommande.
A Vannes, jeudi 26 novembre 2020
Mgr Raymond Centène
et l’équipe épiscopale